"You don't stop running because you get old. You get old because you stop running."
Jack Kirk, still running races at age 96 when quoted in Christopher McDougall's book "Born to run".
May I also be able to run all my life!
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Sunday, May 1, 2011
Saturday, November 13, 2010
L'eau n'est pas un bien mercantile
"Quel est le premier objet de la société? C'est de maintenir les droits imprescriptibles de l'homme. Quel est le premier de ces droits? Celui d'exister. La première loi sociale est donc celle qui garantit à tous les membres de la société les moyens d'exister. Toutes les autres sont subordonnées à celle-là; la propriété n'a été instituée ou garantie que pour la cimenter...
Les aliments nécessaires à l'homme sont aussi sacrés que la vie elle-même. Tout ce qui est indispensable à la conserver est une propriété commune à la société entière. Il n'y a que l'excédent qui soit une propriété individuelle, et qui soit abandonnée à l'industrie des commerçants... Toute spéculation mercantile que je fais aux dépens de la vie de mon semblable n'est point un trafic, c'est un brigandage, un fratricide. La liberté du commerce est nécessaire jusqu'au point où la cupidité homicide commence à en abuser."
Maximilien de Robespierre, "Discours sur les subsistances", Discours et rapports à la Convention.
Rapporté dans l'article "Remunicipaliser l'eau", Manière de voir, Le Monde diplomatique, no 112 (août-septembre 2010).
Les aliments nécessaires à l'homme sont aussi sacrés que la vie elle-même. Tout ce qui est indispensable à la conserver est une propriété commune à la société entière. Il n'y a que l'excédent qui soit une propriété individuelle, et qui soit abandonnée à l'industrie des commerçants... Toute spéculation mercantile que je fais aux dépens de la vie de mon semblable n'est point un trafic, c'est un brigandage, un fratricide. La liberté du commerce est nécessaire jusqu'au point où la cupidité homicide commence à en abuser."
Maximilien de Robespierre, "Discours sur les subsistances", Discours et rapports à la Convention.
Rapporté dans l'article "Remunicipaliser l'eau", Manière de voir, Le Monde diplomatique, no 112 (août-septembre 2010).
Sunday, January 11, 2009
Le stress, c'est le non-vivre
"Le divertissement est nécessaire à l'homme. J'ai connu des jeunes femmes très tendues entre leur travail, la maison, les enfants, les parents âgés parfois... C'est moi qui leur disais de filer au cinéma, ou à la montagne, à la campagne. Le divertissement est source d'équilibre. Mais tout est une question de mesure. Il existe des divertissements exagérés, inutiles, dangeureux. Pascal appelait cela des "superfluités". Des superfluités qui font perdre à l'homme, justement, le sens de sa vie. Alors, il tombe dans le stress. Le stress, je le dis souvent, c'est le non-vivre."
Soeur Emmanuelle, J'ai 100 ans et je voudrais vous dire..., chapitre "Que reste-t-il dans un monde complètement dépouillé? L'homme."
Soeur Emmanuelle, J'ai 100 ans et je voudrais vous dire..., chapitre "Que reste-t-il dans un monde complètement dépouillé? L'homme."
Wednesday, December 31, 2008
Too much meat
"As societies become more prosperous and more urban, they tend to consume more meat. This dietary transformation has been explored in detail by Vaclav Smil*, among others. The basic issue is that meat is a roundabout and energy-inefficient way to get nutrients to the human population. To fatten a cow by one kilogram, around eight kilograms of feed grains must be fed to the cow, but if we take into account the fact that much of the cow is bone and fat, each kilo of edible meat product has used around thirteen kilograms of feed grains. The huge burden of meat consumption on land use should be apparent. To raise that many kilos of feed, we require massive pasturelands if the animals graze or vast croplands if the feed grain is obtained by the production of cereals, soybeans, and other farm products.
Currently, meat consumers do not face pricing that reflects the environmental consequences of their actions, in terms of the loss of biodiversity implicit in land use, in the costs of providing the freshwater, and in the environmental losses associated with the industrial production of feed grains and livestock (for example, the eutrophication of the waterways, with the consequent destruction of marine life). Meat is dramatically underpriced relative to plant products if we take into account the environmental costs of producting it. With more accurate environmentally based pricing (for example, charging appropriate prices for water use and grazing on pasturelands) and more accurate consumer information, it is likely that today's meat consumption would decline markedly, and would not rise as rapidly as it is in China, India, and other fast-growing markets. Given the adverse health consequences of a diet rich in red meats, the public health would also benefit markedly from such a policy."
* Vaclav Smil, Feeding the World: A Challenge for the Twenty-First Century (Boston, Mass.: MIT Press, 2000).
Jeffrey Sachs, Common Wealth, Economics for a crowded planet, chapter "A home for all species".
This is an example where I fail to live up to my set of values ! I like meat too much and cannot restrict my consumption volontarily, even if I know that if everybody on Earth ate as much meat as myself, there would not be enough pasturelands to raise the cattle. And even if I was determined enough to restrict my meat consumption, I am sure the majority of people like me would not follow me, so the problem would persist. The solution is therefore to put an economic incentive, like Jeffrey Sachs advocates, i.e. to reflect the true environmental costs in the price of meat. I am always amazed that a hamburger costs less than a salad in a fastfood ! Such abberation should change...
Currently, meat consumers do not face pricing that reflects the environmental consequences of their actions, in terms of the loss of biodiversity implicit in land use, in the costs of providing the freshwater, and in the environmental losses associated with the industrial production of feed grains and livestock (for example, the eutrophication of the waterways, with the consequent destruction of marine life). Meat is dramatically underpriced relative to plant products if we take into account the environmental costs of producting it. With more accurate environmentally based pricing (for example, charging appropriate prices for water use and grazing on pasturelands) and more accurate consumer information, it is likely that today's meat consumption would decline markedly, and would not rise as rapidly as it is in China, India, and other fast-growing markets. Given the adverse health consequences of a diet rich in red meats, the public health would also benefit markedly from such a policy."
* Vaclav Smil, Feeding the World: A Challenge for the Twenty-First Century (Boston, Mass.: MIT Press, 2000).
Jeffrey Sachs, Common Wealth, Economics for a crowded planet, chapter "A home for all species".
This is an example where I fail to live up to my set of values ! I like meat too much and cannot restrict my consumption volontarily, even if I know that if everybody on Earth ate as much meat as myself, there would not be enough pasturelands to raise the cattle. And even if I was determined enough to restrict my meat consumption, I am sure the majority of people like me would not follow me, so the problem would persist. The solution is therefore to put an economic incentive, like Jeffrey Sachs advocates, i.e. to reflect the true environmental costs in the price of meat. I am always amazed that a hamburger costs less than a salad in a fastfood ! Such abberation should change...
Saturday, November 1, 2008
Un esprit sain dans un corps sain
"C'est une fausse piste - et combien décevante ! - que de vouloir sortir de notre contradiction essentielle en niant en nous la bête, le corps, la matière. J'en sais quelque chose. Toute une partie de ma jeunesse religieuse, j'ai lutté pied à pied contre les "tendances de la chair", que je croyais coupables. Je me forçais à peu manger, à moins dormir, à me donner la discipline. Résultat : j'étais de plus en plus tendue, sur les nerfs. Je perdais facilement patience et devenais désagréable avec mes élèves. Jusqu'au jour où un confesseur intelligent me fit comprendre que, loin que les pulsions constituent des péchés, elles font partie de la nature humaine et ne sont en soi ni bonnes ni mauvaises. Il s'agissait, plutôt que d'entrer en lutte avec elles, de les gérer en agissant d'abord sur le corps lui-même : avoir une nourriture saine et suffisante, équilibrer son sommeil, faire du sport."
Soeur Emmanuelle, Vivre, à quoi ça sert ?, chapitre "La pensée et la matière".
Je suis content d'entendre ça de quelqu'un comme Soeur Emmanuelle !
C'est un des seuls aspects de la philosophie de Gandhi avec lequel je ne suis pas d'accord, à savoir qu'il faut renoncer aux plaisirs de la chair car ils abaissent l'âme. Gandhi avait fait voeu de ne plus faire l'amour avec sa femme et ne mangeait rien d'épicé, par example.
Pour moi si nous avons des sens qui peuvent nous donner des sensations agréables, c'est bien pour en profiter, il faut simplement faire attention de n'en pas devenir esclave.
Soeur Emmanuelle, Vivre, à quoi ça sert ?, chapitre "La pensée et la matière".
Je suis content d'entendre ça de quelqu'un comme Soeur Emmanuelle !
C'est un des seuls aspects de la philosophie de Gandhi avec lequel je ne suis pas d'accord, à savoir qu'il faut renoncer aux plaisirs de la chair car ils abaissent l'âme. Gandhi avait fait voeu de ne plus faire l'amour avec sa femme et ne mangeait rien d'épicé, par example.
Pour moi si nous avons des sens qui peuvent nous donner des sensations agréables, c'est bien pour en profiter, il faut simplement faire attention de n'en pas devenir esclave.
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Thursday, September 11, 2008
Tout ne va pas pour le mieux dans le meilleur des mondes !
Allez, encore un bon mythe néoconservateur à casser.
À la question de Frédéric Lenoir :
"Pour en revenir à la pauvreté dans le monde, je voudrais faire une nouvelle fois allusion au livre du Danois Bjorn Lomborg1, qui affirme que tout va mieux sur la terre, que la pauvreté a plus régressé au cours des cinquante dernières années que dans les cinq derniers siècles et que, pour preuve, l'espérance de vie sur la planète est passée de 30 à 67 ans au cours du XXe siècle. Ces stastiques ne viennent-elles pas contredire le cri d'alarme contre l'accroissement de la misère dont vous vous faites l'écho ?"
Hubert Reeves répond:
"Un immense fossé s'est creusé entre les pays du Nord et ceux du Sud et, au sein même de ces régions, entre les plus riches et les plus pauvres. On ne souffre plus de famine en Europe ni en Amérique du Nord, les soins médicaux se sont améliorés et, en conséquence, l'espérance de vie s'est considérablement allongée.
Telle n'est pas la situation dans bien d'autres pays du monde. Faute de soins et de vaccinations2, 11 millions d'enfants de moins de 5 ans succombent chaque année3.
Une épidémie comme celle du sida illustre bien ce propos4. Tandis qu'elle cause de moins en moins de décès en Occident, grâce à l'usage de médicaments appropriés, on va vers une gigantesque hécatombe en Afrique, dans certains pays d'Asie - notamment en Chine - et dans l'ex-URSS. Autant de régions où les populations n'ont pas accès aux thérapies coûteuses qui permettraient de sauver des centaines de millions de vies. Résultat : dans les régions défavorisées, l'espérance de vie des humains diminue depuis une décennie, en particulier en Afrique, où elle est maintenant de 45 ans5, et dans l'ex-Union soviétique. [...]
En Afrique équatoriale le nombre d'enfants affamés s'est accru au cours des deux dernières décennies6. On prévoit que, en 2025, cinq des huit milliards d'humains souffriront de maladies engendrées par la pollution de l'eau et que vers 2050 plus de 50% de la population sera passée en deçà du seuil de pauvreté. On voit se profiler un avenir où une population de plus en plus réduite, profitant d'un luxe toujours plus grand, se barricadera en ghettos aseptisés et armés contre une population immense de déshérités qui tentera de survivre et de lutter contre la faim et la maladie dans un environnement toujours plus dégradé... [...]
Le grand défi, auquel l'humanité est aujourd'hui confrontée, c'est de mettre en oeuvre un développement économique durable qui ne laisse pas au bord de la route des populations entières du globe et qui respecte les équilibres naturels de la Terre. C'est loin d'être impossible : cela demande simplement une volonté politique concertée des États industrialisés."
1. Bjorn Lomborg, The Skeptikal Environnementalist. Measuring the Real State of the World, Cambridge University Press, 2001.
2. Selon la World Health Organization, seulement 5% des dépenses de recherche biomédicale portent sur les maladies affectant 95% des gens pauvres.
3. Rapport du Programme des Nations unies pour le développement, Cedres, 2001.
4. "AIDS erodes decades of progress", Vital Signs, 2001.
5. Autour de 45 ans au lieu de 67 ans en moyenne, et en baisse depuis 1990; voir "Life expectancy in Africa", Vital Signs, 1999, p. 100.
6. Mai 2002 : le Programme des Nations unies pour l'environnement publie son "Troisième rapport sur l'avenir de l'environnement mondial".
Hubert Reeves, Mal de Terre, chapitre "Le spectre de la misère planétaire".
À la question de Frédéric Lenoir :
"Pour en revenir à la pauvreté dans le monde, je voudrais faire une nouvelle fois allusion au livre du Danois Bjorn Lomborg1, qui affirme que tout va mieux sur la terre, que la pauvreté a plus régressé au cours des cinquante dernières années que dans les cinq derniers siècles et que, pour preuve, l'espérance de vie sur la planète est passée de 30 à 67 ans au cours du XXe siècle. Ces stastiques ne viennent-elles pas contredire le cri d'alarme contre l'accroissement de la misère dont vous vous faites l'écho ?"
Hubert Reeves répond:
"Un immense fossé s'est creusé entre les pays du Nord et ceux du Sud et, au sein même de ces régions, entre les plus riches et les plus pauvres. On ne souffre plus de famine en Europe ni en Amérique du Nord, les soins médicaux se sont améliorés et, en conséquence, l'espérance de vie s'est considérablement allongée.
Telle n'est pas la situation dans bien d'autres pays du monde. Faute de soins et de vaccinations2, 11 millions d'enfants de moins de 5 ans succombent chaque année3.
Une épidémie comme celle du sida illustre bien ce propos4. Tandis qu'elle cause de moins en moins de décès en Occident, grâce à l'usage de médicaments appropriés, on va vers une gigantesque hécatombe en Afrique, dans certains pays d'Asie - notamment en Chine - et dans l'ex-URSS. Autant de régions où les populations n'ont pas accès aux thérapies coûteuses qui permettraient de sauver des centaines de millions de vies. Résultat : dans les régions défavorisées, l'espérance de vie des humains diminue depuis une décennie, en particulier en Afrique, où elle est maintenant de 45 ans5, et dans l'ex-Union soviétique. [...]
En Afrique équatoriale le nombre d'enfants affamés s'est accru au cours des deux dernières décennies6. On prévoit que, en 2025, cinq des huit milliards d'humains souffriront de maladies engendrées par la pollution de l'eau et que vers 2050 plus de 50% de la population sera passée en deçà du seuil de pauvreté. On voit se profiler un avenir où une population de plus en plus réduite, profitant d'un luxe toujours plus grand, se barricadera en ghettos aseptisés et armés contre une population immense de déshérités qui tentera de survivre et de lutter contre la faim et la maladie dans un environnement toujours plus dégradé... [...]
Le grand défi, auquel l'humanité est aujourd'hui confrontée, c'est de mettre en oeuvre un développement économique durable qui ne laisse pas au bord de la route des populations entières du globe et qui respecte les équilibres naturels de la Terre. C'est loin d'être impossible : cela demande simplement une volonté politique concertée des États industrialisés."
1. Bjorn Lomborg, The Skeptikal Environnementalist. Measuring the Real State of the World, Cambridge University Press, 2001.
2. Selon la World Health Organization, seulement 5% des dépenses de recherche biomédicale portent sur les maladies affectant 95% des gens pauvres.
3. Rapport du Programme des Nations unies pour le développement, Cedres, 2001.
4. "AIDS erodes decades of progress", Vital Signs, 2001.
5. Autour de 45 ans au lieu de 67 ans en moyenne, et en baisse depuis 1990; voir "Life expectancy in Africa", Vital Signs, 1999, p. 100.
6. Mai 2002 : le Programme des Nations unies pour l'environnement publie son "Troisième rapport sur l'avenir de l'environnement mondial".
Hubert Reeves, Mal de Terre, chapitre "Le spectre de la misère planétaire".
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Monday, September 8, 2008
Electromagnetic fields at home
For once, this post is not going to be a quotation, but I am going to relate an experiment which I have done tonight, and which left me baffled !
I am reading in parallel to other books the book by B. Blake Levitt, Electromanetic fields, a consumer's guide to the issues and how to protect ourselves. After a first part on the fundamentals of electromagnetism and standards historic, a second part on the medical issues potentially related to electromagnetic fields (EMFs), I have finally reached the last part on how to measure our exposure and how to mitigate it. Levitt proposes a simple experiment, which I recommend everybody to perform : take a portable radio, tune it in between radio stations so as to listen to the background noise (the results are more spectacular on the AM band than on the FM band, and I chose the lowest AM frequency on my radio, around 500 KHz). Then get the radio close to any electric appliance in your home or office, and listen how the noise increases next to them. The strongest noise came from my laptop, desktop, TV, and microwave oven. Even when these devices were turned off, they still emitted strong EM noise. Only when I unplugged them from the wall socket did the noise disappear. So, simply by laziness to unplug our electrical devices when we don't use them, we waste energy and expose ourselves to potentially harmful EMFs ! To remedy the laziness issue, one solution is to buy power strips with switches, and plug your applicances on them, so that you only need to push the switch off to "unplug" everything.
About the harmfulness of EMFs, there are thousands of studies that show statistically significant relationships between various illnesses, including cancers, and high exposure to EMFs in lab animals as well as in humans. There are also hypotheses being refined to explain such relationships. For example, a possible link would be through the secretion of melatonin by the pineal gland, located in the middle of the brain. Melatonin destroys free radicals in the body and has anticancer properties, among other things. Melatonin production is elevated at night, but has been found to be suppressed by EMFs "at frequencies not far above those of earth's natural magnetic background and within the scope of the common household ranges of 50 to 60 Hz. If melatonin's production is suppressed at night, due to particular EMF exposures from electric blankets, waterbed heaters, or ambiant background exposures, health repercussions may be especially severe." (Chapter "The body's electrical system").
So after this experiment, I barely dare sitting in front of my laptop (well, I am sitting in front of it right now, writing this post, and during most of the day, 5-7 days a week !). What can I do about that ? This is my main work tool !...
But for sure now I am going to unplug most of my electric appliances before going to bed. I'll save energy, and perhaps some years of life before getting cancers or Alzheimer's or God knows what...
I am reading in parallel to other books the book by B. Blake Levitt, Electromanetic fields, a consumer's guide to the issues and how to protect ourselves. After a first part on the fundamentals of electromagnetism and standards historic, a second part on the medical issues potentially related to electromagnetic fields (EMFs), I have finally reached the last part on how to measure our exposure and how to mitigate it. Levitt proposes a simple experiment, which I recommend everybody to perform : take a portable radio, tune it in between radio stations so as to listen to the background noise (the results are more spectacular on the AM band than on the FM band, and I chose the lowest AM frequency on my radio, around 500 KHz). Then get the radio close to any electric appliance in your home or office, and listen how the noise increases next to them. The strongest noise came from my laptop, desktop, TV, and microwave oven. Even when these devices were turned off, they still emitted strong EM noise. Only when I unplugged them from the wall socket did the noise disappear. So, simply by laziness to unplug our electrical devices when we don't use them, we waste energy and expose ourselves to potentially harmful EMFs ! To remedy the laziness issue, one solution is to buy power strips with switches, and plug your applicances on them, so that you only need to push the switch off to "unplug" everything.
About the harmfulness of EMFs, there are thousands of studies that show statistically significant relationships between various illnesses, including cancers, and high exposure to EMFs in lab animals as well as in humans. There are also hypotheses being refined to explain such relationships. For example, a possible link would be through the secretion of melatonin by the pineal gland, located in the middle of the brain. Melatonin destroys free radicals in the body and has anticancer properties, among other things. Melatonin production is elevated at night, but has been found to be suppressed by EMFs "at frequencies not far above those of earth's natural magnetic background and within the scope of the common household ranges of 50 to 60 Hz. If melatonin's production is suppressed at night, due to particular EMF exposures from electric blankets, waterbed heaters, or ambiant background exposures, health repercussions may be especially severe." (Chapter "The body's electrical system").
So after this experiment, I barely dare sitting in front of my laptop (well, I am sitting in front of it right now, writing this post, and during most of the day, 5-7 days a week !). What can I do about that ? This is my main work tool !...
But for sure now I am going to unplug most of my electric appliances before going to bed. I'll save energy, and perhaps some years of life before getting cancers or Alzheimer's or God knows what...
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