"Quel est le premier objet de la société? C'est de maintenir les droits imprescriptibles de l'homme. Quel est le premier de ces droits? Celui d'exister. La première loi sociale est donc celle qui garantit à tous les membres de la société les moyens d'exister. Toutes les autres sont subordonnées à celle-là; la propriété n'a été instituée ou garantie que pour la cimenter...
Les aliments nécessaires à l'homme sont aussi sacrés que la vie elle-même. Tout ce qui est indispensable à la conserver est une propriété commune à la société entière. Il n'y a que l'excédent qui soit une propriété individuelle, et qui soit abandonnée à l'industrie des commerçants... Toute spéculation mercantile que je fais aux dépens de la vie de mon semblable n'est point un trafic, c'est un brigandage, un fratricide. La liberté du commerce est nécessaire jusqu'au point où la cupidité homicide commence à en abuser."
Maximilien de Robespierre, "Discours sur les subsistances", Discours et rapports à la Convention.
Rapporté dans l'article "Remunicipaliser l'eau", Manière de voir, Le Monde diplomatique, no 112 (août-septembre 2010).
Saturday, November 13, 2010
Saturday, July 31, 2010
A quoi sert l'utopie?
"Elle est à l'horizon, dit Fernando Birri. Je me rapproche de deux pas, elle s'éloigne de deux pas. Je chemine de dix pas et l'horizon s'enfuit dix pas plus loin. Pour autant que je chemine, jamais je ne l'atteindrai. A quoi sert l'utopie? Elle sert à cela: cheminer."
Eduardo Galeano, Las Palabras andantes, cité par Dominique Vidal dans l'éditorial de Manière de voir, Le Monde diplomatique, no 112 (août-septembre 2010).
Eduardo Galeano, Las Palabras andantes, cité par Dominique Vidal dans l'éditorial de Manière de voir, Le Monde diplomatique, no 112 (août-septembre 2010).
Sunday, July 11, 2010
L'important
"Mais les évènements importants restent toujours ignorés du monde - comme cet enfant qui a pu regarder, émerveillé, un papillon voler, sans le tuer."
Iouri Norstein, Courrier International no 784.
Iouri Norstein, Courrier International no 784.
Sunday, July 4, 2010
Le premier pas
"Oser refuser l'immobilisme face à l'injustice, la souffrance, et décider de s'engager en faisant le premier pas là où l'on est. Quant à savoir là où il mènera, cela n'appartient à personne. Mais le seul fait de s'engager et de se mettre en marche ouvre un "champ du possible". [...]
En témoignant de l'impact du premier pas, nos pionniers révèlent une valeur majeure pour l'individu: celle de l'engagement. Ils puisent leur capacité à s'engager dans une révolte personnelle contre l'injustice, la dignité bafouée. Cette révolte génère en eux la force et la volonté de dépasser leurs nombreuses peurs - peur des obstacles, d'être incompétent, trop "petit", inadapté, de ne pas avoir la force... - pour agir."
Marie-Hélène et Laurent de Cherisey, Passeurs d'Espoir (vol. II).
Je relis cette citation au moins un an (peut-être même deux?) après l'avoir lue pour la première fois, et je me rends compte que je n'ai toujours pas fait ce premier pas...
En témoignant de l'impact du premier pas, nos pionniers révèlent une valeur majeure pour l'individu: celle de l'engagement. Ils puisent leur capacité à s'engager dans une révolte personnelle contre l'injustice, la dignité bafouée. Cette révolte génère en eux la force et la volonté de dépasser leurs nombreuses peurs - peur des obstacles, d'être incompétent, trop "petit", inadapté, de ne pas avoir la force... - pour agir."
Marie-Hélène et Laurent de Cherisey, Passeurs d'Espoir (vol. II).
Je relis cette citation au moins un an (peut-être même deux?) après l'avoir lue pour la première fois, et je me rends compte que je n'ai toujours pas fait ce premier pas...
Friday, June 25, 2010
Citoyen du monde
"Cette année si particulière nous a décentrés de nos habitudes et de nos repères occidentaux. Elle nous a donné le sentiment d'une possible "citoyenneté du monde".
Il ne s'agit pas d'une formule mais d'une conviction qui s'est forgée au gré de nos étapes: au-delà de nos spécificités de culture, d'histoire, de réalités géographiques, économiques, sociologiques, nous avons rencontré des êtres humains dont les aspirations fondamentales et les "points communs" sont plus forts que les différences."
Marie-Hélène et Laurent de Cherisey, Passeurs d'Espoir (vol. II).
Après avoir vécu à l'étranger depuis 10 ans, c'est exactement comme je me sens: citoyen du monde!
Il ne s'agit pas d'une formule mais d'une conviction qui s'est forgée au gré de nos étapes: au-delà de nos spécificités de culture, d'histoire, de réalités géographiques, économiques, sociologiques, nous avons rencontré des êtres humains dont les aspirations fondamentales et les "points communs" sont plus forts que les différences."
Marie-Hélène et Laurent de Cherisey, Passeurs d'Espoir (vol. II).
Après avoir vécu à l'étranger depuis 10 ans, c'est exactement comme je me sens: citoyen du monde!
Wednesday, April 14, 2010
Du bonheur
"Ne peut rien pour le bonheur d'autrui celui qui ne sait être heureux lui-même."
André Gide (quoted by Marie-Hélène et Laurent de Cherisey, Passeurs d'Espoir, vol. I).
André Gide (quoted by Marie-Hélène et Laurent de Cherisey, Passeurs d'Espoir, vol. I).
Thursday, April 1, 2010
Allegorie
"Pour allumer les plus grands feux, une petite allumette suffit!"
Marie-Hélène et Laurent de Cherisey, Passeurs d'Espoir (vol. I).
Marie-Hélène et Laurent de Cherisey, Passeurs d'Espoir (vol. I).
Thursday, March 4, 2010
Sauver l'homme pour sauver le monde
"Il ne faut pas sauver le monde malgré l'homme: il faut sauver l'homme pour sauver le monde."
Laurent de Cherisey, Recherche volontaire pour changer le monde, chapitre "Trois idées pour conclure ou... pour commencer".
Laurent de Cherisey, Recherche volontaire pour changer le monde, chapitre "Trois idées pour conclure ou... pour commencer".
Friday, February 19, 2010
Quel est le moyen le plus efficace pour changer le monde?
"Lors d'un déjeuner à Caux en famille avec Mohammed Sahnoun, nous lui avons posé la question: «Vous avez été haut dignitaire de l'ONU, ambassadeur de votre pays, vous avez eu des responsabilités au coeur des organes de pouvoir politique internationaux. Pourquoi avoir accepté de "basculer" dans le monde associatif en acceptant la présidence d'Initiatives et Changement?» En se tournant vers nos enfants, Mohammed a répondu: «Lorsque j'étais ambassadeur d'Algérie en Allemagne, j'étais ami avec le chancelier Helmut Schmidt. Il m'invitait parfois à dîner. Un soir, je lui ai dit mes préoccupations à propos des inégalités entre les peuples. Je lui ai expliqué qu'en Algérie les plus pauvres pouvaient voir la télévision et qu'ils découvraient le mode de vie en Europe. Ils prenaient conscience de l'injustice, maintenant qu'ils pouvaient la voir toute proche d'eux. J'ai expliqué au chancelier que pour éviter que les jeunes Africains rêvent d'immigration ou soient tentés par le terrorisme, il fallait favoriser une meilleure coopération, une meilleure aide au développement. Aider les jeunes dans leur pays à aller à l'école, se soigner, trouver un travail... Le chancelier m'a répondu: "Monsieur l'ambassadeur, je suis bien d'accord avec vous. Mon problème est que j'ai une élection dans deux ans. Si je proposais un programme politique allant dans votre sens, cela reviendrait à dire aux Allemands: 'Vous ne pourrez pas acheter un deuxième téléviseur pour votre maison...' Et alors je ne serais pas réélu."» Mohammed Sahnoun a dit à nos enfants: «C'est pour cela que j'ai décidé de travailler avec Initiatives et Changement. Le seul moyen vraiment efficace pour créer un monde plus juste, c'est que chacun de nous ait vraiment envie de ce changement et s'en donne les moyens.»"
Laurent de Cherisey, Recherche volontaire pour changer le monde, chapitre "On ne construit rien en voulant surclasser l'autre".
Laurent de Cherisey, Recherche volontaire pour changer le monde, chapitre "On ne construit rien en voulant surclasser l'autre".
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Friday, February 12, 2010
Bon sens
Ah, voici exprimé clairement l'argument de bon sens qui rend les critiques des sceptiques du changement climatique stériles, sinon dangereuses.
Lors d'un entretien avec Le Monde, à la question "Les erreurs commises par le GIEC remettent-elles en cause sa crédibilité ?", Nicholas Stern répond:
"Si nous agissons comme si la science avait raison et que, in fine, les risques s'avèrent moins importants, ce sera de toute façon une bonne chose : nous aurons découvert de nombreuses technologies utiles, nous aurons un monde plus propre, nous aurons sécurisé nos approvisionnements énergétiques.
En revanche, si nous agissons comme si la science se trompait, nous nous serons mis dans une position dangereuse dont nous serons peut-être incapables de sortir."
Même si les arguments scientifiques remettant en cause les origines anthropologiques du réchauffement climatique étaient aussi fondés que ceux incriminant nos émissions de gaz à effet de serre (ce qui est loin d'être le cas), quelle option choisiriez-vous? Le bon sens me conduit à choisir la première, car il n'y a rien à perdre, mais tout à gagner!
J'aime aussi la conclusion de cet entretien:
"Je suis un optimiste réaliste. Il faut travailler avec le monde tel qu'il est et essayer de le changer. C'est la seule option."
Lors d'un entretien avec Le Monde, à la question "Les erreurs commises par le GIEC remettent-elles en cause sa crédibilité ?", Nicholas Stern répond:
"Si nous agissons comme si la science avait raison et que, in fine, les risques s'avèrent moins importants, ce sera de toute façon une bonne chose : nous aurons découvert de nombreuses technologies utiles, nous aurons un monde plus propre, nous aurons sécurisé nos approvisionnements énergétiques.
En revanche, si nous agissons comme si la science se trompait, nous nous serons mis dans une position dangereuse dont nous serons peut-être incapables de sortir."
Même si les arguments scientifiques remettant en cause les origines anthropologiques du réchauffement climatique étaient aussi fondés que ceux incriminant nos émissions de gaz à effet de serre (ce qui est loin d'être le cas), quelle option choisiriez-vous? Le bon sens me conduit à choisir la première, car il n'y a rien à perdre, mais tout à gagner!
J'aime aussi la conclusion de cet entretien:
"Je suis un optimiste réaliste. Il faut travailler avec le monde tel qu'il est et essayer de le changer. C'est la seule option."
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