"une seule génération formée aux enjeux de la planète... Une seule génération volontaire pour changer le monde... Le temps d'une génération pourrait suffire à bâtir les grandes réponses dont ce monde a besoin. Une génération... Celle de nos enfants si nous les aidons à libérer leurs audaces*."
Laurent de Cherisey, Recherche volontaire pour changer le monde, chapitre "Il n'y a pas d'âge pour commencer!".
* allusion au Canadien Craig Kielburger, qui, à l'âge de 12 ans, a lancé avec ses camarades de classe l'association "Free the Children" pour lutter contre l'esclavage des enfants "ouvriers" dans le monde, organisation devenue internationale et qui a permi la construction de nombreuses écoles dans des pays en dévelopement.
Conclusion: sensibilisons nos enfants aux enjeux du XXIème siècle, et encourageons-les s'ils veulent agir!
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Sunday, January 17, 2010
Tuesday, December 1, 2009
Le plus bel heritage
"Je crois que le plus bel héritage qu'on puisse transmettre à nos enfants, ce ne sont pas les biens matériels mais ce qu'on croit."
Marie-Hélène et Laurent de Cherisey, Passeurs d'Espoir (vol. I).
Marie-Hélène et Laurent de Cherisey, Passeurs d'Espoir (vol. I).
Sunday, May 3, 2009
Lorsque l'Enfant Paraît
Applaudit à grands cris.
Son doux regard qui brille
Fait briller tous les yeux,
Et les plus tristes fronts, les plus souillés peut-être,
Se dérident soudain à voir l'enfant paraître,
Innocent et joyeux.
Soit que juin ait verdi mon seuil, ou que novembre
Fasse autour d'un grand feu vacillant dans la chambre
Les chaises se toucher,
Quand l'enfant vient, la joie arrive et nous éclaire.
On rit, on se récrie, on l'appelle, et sa mère
Tremble à le voir marcher.
Quelquefois nous parlons, en remuant la flamme,
De patrie et de Dieu, des poètes, de l'âme
Qui s'élève en priant ;
L'enfant paraît, adieu le ciel et la patrie
Et les poètes saints ! la grave causerie
S'arrête en souriant.
La nuit, quand l'homme dort, quand l'esprit rêve, à l'heure
Où l'on entend gémir, comme une voix qui pleure,
L'onde entre les roseaux,
Si l'aube tout à coup là-bas luit comme un phare,
Sa clarté dans les champs éveille une fanfare
De cloches et d'oiseaux.
Enfant, vous êtes l'aube et mon âme est la plaine
Qui des plus douces fleurs embaume son haleine
Quand vous la respirez ;
Mon âme est la forêt dont les sombres ramures
S'emplissent pour vous seul de suaves murmures
Et de rayons dorés !
Car vos beaux yeux sont pleins de douceurs infinies,
Car vos petites mains, joyeuses et bénies,
N'ont point mal fait encor ;
Jamais vos jeunes pas n'ont touché notre fange,
Tête sacrée ! enfant aux cheveux blonds ! bel ange
À l'auréole d'or !
Vous êtes parmi nous la colombe de l'arche.
Vos pieds tendres et purs n'ont point l'âge où l'on marche.
Vos ailes sont d'azur.
Sans le comprendre encor vous regardez le monde.
Double virginité ! corps où rien n'est immonde,
Âme où rien n'est impur !
Il est si beau, l'enfant, avec son doux sourire,
Sa douce bonne foi, sa voix qui veut tout dire,
Ses pleurs vite apaisés,
Laissant errer sa vue étonnée et ravie,
Offrant de toutes parts sa jeune âme à la vie
Et sa bouche aux baisers !
Seigneur ! préservez-moi, préservez ceux que j'aime,
Frères, parents, amis, et mes ennemis même
Dans le mal triomphants,
De jamais voir, Seigneur ! l'été sans fleurs vermeilles,
La cage sans oiseaux, la ruche sans abeilles,
La maison sans enfants !
Victor Hugo
Je dédicace ce poème (envoyé par ma soeur Lauriane pour l'occasion) à mon fils, Anaël, né le 1er mai 2009.
Sunday, November 16, 2008
La métaphore de l'enfance
"La sagesse nous envoie à l'enfance.* [...]
La métaphore de l'enfance signifie un état, et non un âge, qui ne connaît pas la libido, qui n'est pas inconsciemment avide de s'emparer de la jouissance, de s'emparer de l'autre, mais qui s'offre ingénument, avec confiance. Cet état ne dépend pas des années brèves ou longues, il se manifeste chez celui ou celle qui fait l'expérience de la faiblesse, de l'impuissance radicales et inhérentes à la nature humaine. Vanité, néant que les possessions de la matière ! Elles m'avaient éblouie. Vanité même que les acquisitions de la raison raisonnante ! Elles avaient été ma fierté.
J'allais vivre enfin l'esprit d'enfance pour sortir du doute et du divertissement, pour combler le vide qu'ils avaient créé en moi. Je reprends doucement, sereinement, les étapes passées de mon itinéraire. Je constate que l'étau du vide s'est desserré chaque fois que ma vie a pris le sens du service et du partage. [...]
Bienheureux ceux qui, sans relâche, deviennent enfants ! Ils se libèrent et se livrent à l'infini de l'amour."
Soeur Emmanuelle, Vivre, à quoi ça sert ?, chapitre "Libération".
* Blaise Pascal, Pensées
La métaphore de l'enfance signifie un état, et non un âge, qui ne connaît pas la libido, qui n'est pas inconsciemment avide de s'emparer de la jouissance, de s'emparer de l'autre, mais qui s'offre ingénument, avec confiance. Cet état ne dépend pas des années brèves ou longues, il se manifeste chez celui ou celle qui fait l'expérience de la faiblesse, de l'impuissance radicales et inhérentes à la nature humaine. Vanité, néant que les possessions de la matière ! Elles m'avaient éblouie. Vanité même que les acquisitions de la raison raisonnante ! Elles avaient été ma fierté.
J'allais vivre enfin l'esprit d'enfance pour sortir du doute et du divertissement, pour combler le vide qu'ils avaient créé en moi. Je reprends doucement, sereinement, les étapes passées de mon itinéraire. Je constate que l'étau du vide s'est desserré chaque fois que ma vie a pris le sens du service et du partage. [...]
Bienheureux ceux qui, sans relâche, deviennent enfants ! Ils se libèrent et se livrent à l'infini de l'amour."
Soeur Emmanuelle, Vivre, à quoi ça sert ?, chapitre "Libération".
* Blaise Pascal, Pensées
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Sunday, June 8, 2008
De l'ignorance à la schizophrénie
"Progressivement, l'ignorance, l'indifférence ont laissé la place à une schizophrénie qui atteint des sommets. Schématiquement nous savons, merci encore à Nicolas Hulot et à Al Gore, que nous allons dans le mur. On ne peut pas être toujours plus nombreux à consommer toujours plus gloutonnement des ressources en voie d'épuisement et ce, indéfiniment. Mais nous faisons exactement comme si nous n'y croyions pas. Un psychanalyste serait beaucoup plus utile qu'un économiste ou qu'un climatologue pour élucider ce phénomène de résistance collective. L'Homme est-il incapable de maturité quand il se fond dans un groupe ? Au moment même où nous devons réfléchir à notre destin en termes de civilisation et non plus de marché commun, la frivolité des valeurs fait ressembler la planète à une gigantesque cour de récréation. Nous sommes impuissants à voir les choses comme elles sont. Par notre inaptitude à s'abstraire du présent, à se soucier des conséquences réelles, c'est-à-dire lointaines, de nos actes, nous nous conduisons comme des enfants que nous avons pourtant cessé d'être."
Geneviève Ferone, 2030, le krach écologique, chapitre "Tous schizophrènes".
Geneviève Ferone, 2030, le krach écologique, chapitre "Tous schizophrènes".
Sunday, April 13, 2008
On advertisements
"Author Joanna Macy writes of a type of despair that people feel when they experience the gulf between the grotesqueness of the world and the business-as-usual tenor surrounding it. At the level of the family, the gap between what a child feels and knows is right and reasonable, and what Mom and/or Dad tells the child is right, can lead to schizophrenia. A similar dysfunctionality can affect an entire society that knows the state of the world is one way, yet is told over and over again that the world is something else. That disparity finds its most powerful and pervasive form in advertisements.
By the time he or she graduates from high school, an American teenager will have seen 350,000 commercials. Children watch commercials at school thanks to Whittle Communication's Channel One, which beams two minutes of advertising for every ten minutes of video "news" piped into thousands of classrooms. The average adult sees 21,000 commercials per year. Of these, 75 pecent are paid for by the 100 largest corporations in America. In fact, corporations spend more money trying to get us to buy their products than we spend on all of secondary education in this country. Besides breathing, what do you do more than 3,000 times a day ? What you do--or, more specifically, what is done to you--is receive several thousand messages to buy something. Not all of these are TV hard-sells. Many are marketing messages on T-shirts, shopping bags, license plates, or even stenciled on your oranges and lemons. The others are billboards, radio spots, signs, movies, newspaper ads, labels on the outside of clothing, or sponsorships at operas and sporting events. When you arrive home in the evening, one of the first things you do is collect the flyers, junk mail, catalogs, envelopes from non-profit groups containing "personalized" letters, and free samples of shampoo hanging on your doorknob. Then the computer-generated junk phone calls start during dinner.
Few of the 3,000 daily marketing messages you receive are by invitation. The fact that we are free to ignore any one particular ad doesn't diminish the fact that the commercial environment as a whole is coercive. We cannot ignore it for it is where we live. There is no other place. With the newspaper readership trailing off, and book reading likewise, TV has become America's intellectual environment. Our minds are being addressed by addictive media serving corporate sponsors whose purpose is to rearrange "reality" so that viewers forgot the world around them.
Advertising is needed to inform, direct, and educate, but in its present form, it is an invasive expression of commerce. Advertising creates envy and a sense of inadequacy; it is responsible for mediocre TV programming because the lower denominators of taste produce the highest ratings; it deceives young and old alike into purchases that are inappropriate, unnecessary, or wasteful, feeding the frenzy of consumption that is responsible for civilization's overshooting present carrying capacity. It is a type of "disvalue", the removal of value from a product by transferring the monies that should go into quality to promotion and hyperbole instead. Mass-market advertising reinforces economic centralization because of the high costs required; it is anti-democratic because it is not designed to allow dissenting voices that challenge the product's value or merits, and serves no social needs. Advertising permeates our souls, and denigrates women, the intellect, and spirituality."
Paul Hawken, The Ecology of Commerce. A Declaration of Sustainability. (Chapter "When an ethic is not an ethic").
This text expresses perfectly what I feel about advertisements. So when French President Nicolas Sarkozy announced at the beginning of the year that he wanted to suppress advertisements on the French public national television channels, I for once had to applaud him. But then I was surprised to realize how many people were unhappy about that, not just people having stakes in the advertisement business, but even some people with whom I share many ideas like my friend Davy (see his post on his blog). Have advertisements brainwashed everybody ?
By the time he or she graduates from high school, an American teenager will have seen 350,000 commercials. Children watch commercials at school thanks to Whittle Communication's Channel One, which beams two minutes of advertising for every ten minutes of video "news" piped into thousands of classrooms. The average adult sees 21,000 commercials per year. Of these, 75 pecent are paid for by the 100 largest corporations in America. In fact, corporations spend more money trying to get us to buy their products than we spend on all of secondary education in this country. Besides breathing, what do you do more than 3,000 times a day ? What you do--or, more specifically, what is done to you--is receive several thousand messages to buy something. Not all of these are TV hard-sells. Many are marketing messages on T-shirts, shopping bags, license plates, or even stenciled on your oranges and lemons. The others are billboards, radio spots, signs, movies, newspaper ads, labels on the outside of clothing, or sponsorships at operas and sporting events. When you arrive home in the evening, one of the first things you do is collect the flyers, junk mail, catalogs, envelopes from non-profit groups containing "personalized" letters, and free samples of shampoo hanging on your doorknob. Then the computer-generated junk phone calls start during dinner.
Few of the 3,000 daily marketing messages you receive are by invitation. The fact that we are free to ignore any one particular ad doesn't diminish the fact that the commercial environment as a whole is coercive. We cannot ignore it for it is where we live. There is no other place. With the newspaper readership trailing off, and book reading likewise, TV has become America's intellectual environment. Our minds are being addressed by addictive media serving corporate sponsors whose purpose is to rearrange "reality" so that viewers forgot the world around them.
Advertising is needed to inform, direct, and educate, but in its present form, it is an invasive expression of commerce. Advertising creates envy and a sense of inadequacy; it is responsible for mediocre TV programming because the lower denominators of taste produce the highest ratings; it deceives young and old alike into purchases that are inappropriate, unnecessary, or wasteful, feeding the frenzy of consumption that is responsible for civilization's overshooting present carrying capacity. It is a type of "disvalue", the removal of value from a product by transferring the monies that should go into quality to promotion and hyperbole instead. Mass-market advertising reinforces economic centralization because of the high costs required; it is anti-democratic because it is not designed to allow dissenting voices that challenge the product's value or merits, and serves no social needs. Advertising permeates our souls, and denigrates women, the intellect, and spirituality."
Paul Hawken, The Ecology of Commerce. A Declaration of Sustainability. (Chapter "When an ethic is not an ethic").
This text expresses perfectly what I feel about advertisements. So when French President Nicolas Sarkozy announced at the beginning of the year that he wanted to suppress advertisements on the French public national television channels, I for once had to applaud him. But then I was surprised to realize how many people were unhappy about that, not just people having stakes in the advertisement business, but even some people with whom I share many ideas like my friend Davy (see his post on his blog). Have advertisements brainwashed everybody ?
Tuesday, March 11, 2008
Aux parents qui regardent grandir leurs enfants
"Chaque âge est un poème qui s'efface une fois lu."
Ingrid Betancourt, Lettres à maman par-delà l'enfer.
Ingrid Betancourt, Lettres à maman par-delà l'enfer.
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