Après un post critiquant la théorie de Marx, je dois avouer que je n'ai pas dû comprendre ce qu'il racontait dans Le Capital, et dois lui faire justice:
"Le travail n'est pas la source de toute richesse. La nature est tout autant la source des valeurs d'usage (et c'est bien en cela que consiste la richesse matérielle !) que le travail, qui n'est lui-même que la manifestation d'une force naturelle, la force de travail humaine."
Karl Marx, Critique du programme de Gotha.
Ma confusion doit venir des différentes valeurs, d'usage vs d'échange, dont il fait la distinction dans Le Capital.
Il faudra donc que je le relise plus attentivement (et jusqu'au bout) un jour...
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Saturday, May 31, 2008
Monday, January 7, 2008
La richesse ne vient pas du travail
Voici l'antithèse de la théorie de Marx sur la valeur des choses:
"La richesse ne vient pas du travail, selon eux [les physiocrates]: « seule l'agriculture est productive, car elle seule crée plus de richesse qu'elle n'en consomme.»* L'industrie, le commerce, disent-ils, sont stériles; leur revenu brut n'excède pas leurs dépenses. La richesse, c'est la matière. Or le commerce ne crée pas de matière, le travail non plus. Le menuisier, sa table achevée, ne crée pas de bois, au contraire, il produit des copeaux, des déchets. Mais lorsque l'agriculteur sème un grain de blé, il en récolte dix. Seule la nature est productive. Cette thèse extrème est intéressante car elle nie au travail, au commerce et à l'industrie, le pouvoir de créer quoi que ce soit. L'industrie transforme, simplement. Au fond, derrière toute activité humaine, si sophistiquée soit-elle, se trouvent Mère Nature et sa capacité à enrichir les hommes par ses cycles de reproduction. En un temps où toutes les espèces sauvages disparaissent, où la latérisation et la vitrification de la planète, sa bidonvilisation, l'empoisonnement de son air et de son eau sont à l'oeuvre, il n'est peut-être pas inutile de rappeler que notre mère la Terre reste notre richesse fondamentale."
* Daniel Villey, Petite Histoire des grandes doctrines économiques
Bernard Maris, dans l'Antimanuel d'économie. 1. Les fourmis, chapitre "Le partage de la richesse".
Bien que cette théorie soit effectivement extrème, puisqu'elle nie au travail humain toute valeur, alors que l'utilité du minerais de fer par exemple serait assez restreinte sans le savoir-faire pour en extraire le métal, elle a le mérite de rappeler qu'il faut aussi comptabiliser les ressources naturelles dans nos calculs économiques, car celles-ci ne sont pas infinies. C'est le défaut majeur de la théorie de Marx qui m'a fait arrêter la lecture du Capital (en plus du fait que c'est extrêmement difficile à lire...).
"La richesse ne vient pas du travail, selon eux [les physiocrates]: « seule l'agriculture est productive, car elle seule crée plus de richesse qu'elle n'en consomme.»* L'industrie, le commerce, disent-ils, sont stériles; leur revenu brut n'excède pas leurs dépenses. La richesse, c'est la matière. Or le commerce ne crée pas de matière, le travail non plus. Le menuisier, sa table achevée, ne crée pas de bois, au contraire, il produit des copeaux, des déchets. Mais lorsque l'agriculteur sème un grain de blé, il en récolte dix. Seule la nature est productive. Cette thèse extrème est intéressante car elle nie au travail, au commerce et à l'industrie, le pouvoir de créer quoi que ce soit. L'industrie transforme, simplement. Au fond, derrière toute activité humaine, si sophistiquée soit-elle, se trouvent Mère Nature et sa capacité à enrichir les hommes par ses cycles de reproduction. En un temps où toutes les espèces sauvages disparaissent, où la latérisation et la vitrification de la planète, sa bidonvilisation, l'empoisonnement de son air et de son eau sont à l'oeuvre, il n'est peut-être pas inutile de rappeler que notre mère la Terre reste notre richesse fondamentale."
* Daniel Villey, Petite Histoire des grandes doctrines économiques
Bernard Maris, dans l'Antimanuel d'économie. 1. Les fourmis, chapitre "Le partage de la richesse".
Bien que cette théorie soit effectivement extrème, puisqu'elle nie au travail humain toute valeur, alors que l'utilité du minerais de fer par exemple serait assez restreinte sans le savoir-faire pour en extraire le métal, elle a le mérite de rappeler qu'il faut aussi comptabiliser les ressources naturelles dans nos calculs économiques, car celles-ci ne sont pas infinies. C'est le défaut majeur de la théorie de Marx qui m'a fait arrêter la lecture du Capital (en plus du fait que c'est extrêmement difficile à lire...).
Sunday, August 5, 2007
Solidarity
"From each according to his ability, to each according to his needs"
(Karl Marx, "Critique of the Gotha Program", cited by Howard Zinn in "Passionate Declarations", chapter "Economic justice: the American class system").
This is one of the three rules of Emmaüs, recalled by Abbé Pierre in "Mémoire d'un croyant" (chapter "Emmaüs"):
"Nous partageons: le plus costaud, qui apporte beaucoup à la communauté, n'a pas plus que le petit vieux improductif."
For me this is the fundamental concept underlying the left policies, and why I am a leftist.
(Karl Marx, "Critique of the Gotha Program", cited by Howard Zinn in "Passionate Declarations", chapter "Economic justice: the American class system").
This is one of the three rules of Emmaüs, recalled by Abbé Pierre in "Mémoire d'un croyant" (chapter "Emmaüs"):
"Nous partageons: le plus costaud, qui apporte beaucoup à la communauté, n'a pas plus que le petit vieux improductif."
For me this is the fundamental concept underlying the left policies, and why I am a leftist.
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