Thursday, August 30, 2007

The waterfall parable

A good parable about global warming:

"We are in a raft, gliding down a river, toward a waterfall. We have a map but are uncertain of our location and hence are unsure of the distance to the waterfall. Some of us are getting nervous and wish to land immediately; others insist we can continue safely for several more hours. A few are enjoying the ride so much that they deny there is any immediate danger although the map clearly shows a waterfall... How do we avoid a disaster ?"

(George S. Philander, "Is the Temperature Rising ?", cited by Brian Fagan in the preface to "The Little Ice Age")

4 comments:

Davy said...

Une réflexion connexe : mis à part quelques farfelus qui pensent que nous atteindront bientôt l'immortalité, nous sommes tous conscients d'être des condamnés à mort !

Seule l'incertitude quant à la date de notre trépas nous retient de faire vraiment n'importe quoi. Un prisonnier dans le couloir de la mort (dès lors que la date d'exécution est connue et que tous les recours sont épuisés) est ainsi bien connu pour être ultra-dangereux car n'ayant "plus rien à perdre".

Or le vieillissement de la population rend cette incertitude salvatrice moindre : en moyenne au sein de la population, la mort est toujours plus proche (car l'espérance de vie moyenne croît moins vite que l'âge moyen de la population...), ce qui rend l'angoisse et les comportement "désespérés" de plus en plus fréquents : comme le condamné à mort s'offre une dernière (voire première) cigarette avant de passer sur la chaise, les vieux veulent consommer un max avant de ne plus pouvoir.

"Tant pis pour la planète, mais je ne mourrai pas sans avoir vu les pyramides. Et puis on est tellement nombreux que c'est négligeable". Négligeable tant que ce genre de comportement reste l'exception. Or il a plutôt tendance à se généraliser.

Mais pour revenir à la parabole de la chute d'eau, elle est très belle mais n'illustre qu'un comportement global, alors que tout le soucis est individuel. On croit qu'en angoissant un individu, on va le faire réagir positivement, alors qu'en angoissant la masse, on la fait agir irrationnellement, c'est à dire trop souvent négativement...

Davy said...

gaargll, nous atteindont... atteindrons !!!

Cedric said...

Il y a autre chose qui devrait nous retenir de faire n'importe quoi: les conditions de vie que nous laissons a nos enfants, petits-enfants, arrière petits-enfants!
Le condamné à mort n'irait pas jusqu'à tuer ses enfants s'il en avait l'occasion (à moins d'être devenu complètement fou). Donc je pense que si les gens prennent conscience de ça, on a une chance de faire bouger les choses dans le bon sens.

Davy said...

Effectivement, mais les gens ont de moins en moins d'enfants, même si ces derniers prennent de la valeur à leurs yeux (il n'y a pas si longtemps une femme avait une douzaine d'enfants dont seule la moitié passait le cap des 10 ans). Beaucoup n'en font même pas (ce sont sans doute les plus dangereux car les plus désabusés), d'autres glorifient leur unique enfant-roi, lui passant tous ses caprices : cela n'est pas une situation très favorable pour obtenir des adultes responsables...